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To be (Bio) or not to be (Bio) |
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Hier, alors que je me promenais dans les rues commerçantes d’Aix,en attendant que mes photos soient développées, j’ai eu la surprise de découvrir qu’une boutique d’une des marques préférées des ados (vendant des vêtements à des prix défiant toute concurrence…) proposait des articles en coton biologique. Il semble que de plus en plus de grosses marques de prêt-à-porter se mettent à avoir quelques articles en coton bio.
C’est seulement depuis le début des années 2000 que la clientèle du coton biologique a commencé à évoluer d’une clientèle limitée d’écologistes bien informés vers un public plus large. Etre écologiste, acheter utile devient une tendance forte et cela attire l’attention des experts marketing des grandes marques.
Existe-t-il un potentiel important pour une industrie du textile bio ? Bien que l’industrie du textile bio soit en pleine croissance, sa part reste faible en comparaison des volumes du textile classique (0.25% de la production totale de coton). Le marché commence à être mûr et la demande est maintenant supérieure à l’offre, mais les fermiers restent très hésitants à passer au bio en raison de freins importants : la conversion au bio demande en moyenne 3 années et pendant cette période, bien que la production doive faire face aux difficultés de la conversion au bio, le producteur ne peut pas vendre sa production aux prix plus avantageux du bio. En outre, de nombreux organismes financiers refusent les prêts aux producteurs de coton organique car ils considèrent les risques comme étant trop importants. Enfin, le frein le plus important au développement du textile bio reste le prix (le coton coûte en moyenne 25% plus cher) ce qui en fait un marché de niche.
Bio et éthique vont-ils toujours de paire ? Revenons à notre boutique pour ados proposant des articles bio. La première question qui m’est venue à l’esprit est « comment est-il possible que ces T-shirts en coton bio soient au même prix que des T-shirt bas de gamme en coton conventionnel ? » (C’est-à-dire 2 à 3 fois moins chers que des T-shirt bio équitables produits, par exemple, par Idéo). Je pense que les grandes marques sont en train de réaliser qu’il y a une tendance vers des vêtements « éthiques », ils voient dans le bio une manière de coller à cette tendance et par la même occasion d’améliorer leur image. Mais au-delà de saisir une opportunité commerciale et de « surfer sur la vague » quel engagement y a-t-il derrière cela ? A ce prix quelles peuvent être les conditions de fabrications ? A vous d’imaginer….
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